STRUGGLE FOR JOBS
TheStar.com | living | Generation Y confronts economic crisis
As economy lurches, Generation Y members try to launch careers. Message is, stay positive
Nov 28, 2008 04:30 AM
Comments on this story (4)
Sunny Freeman
Staff Reporter
When Noah Schwartz began the second year of his MBA in September, he expected job prospects would be plentiful when he graduates next April.
But that was before the omnipresent "crisis" – you know, the international economic meltdown that causes Schwartz's professors to talk recession, worried baby boomers to discuss layoffs and retirement, and their children to rethink plans as they come of age in an era of economic uncertainty.
Schwartz, 26, says he's now more realistic about the chance of landing his dream job.
"I'm going to have to be a lot less picky," he says. "As a new grad, I'm worried I won't be able to get a good job right away.
"You'll really have to be the cream of crop to even just get an interview, with the way the market is."
Schwartz belongs to a generation of about 85 million tenacious, technologically savvy, multi-tasking North Americans born during a baby bulge in the 1980s.
The generation is so young – its oldest members are not yet 30 – that they have yet to forge one name for themselves, referred to, interchangeably, as Generation Y, the Echo Boomers, or the Millennium Generation.
As the baby boomers born after World War II now watch their pension savings drain, the members of Generation Y are embarking on their careers.
They make up about 17 per cent of the Canadian labour force, whereas baby boomers total about 40 per cent, according to a 2008 Randstad Canada report on the increasingly multi-generational workforce.
The university class of 2009 faces a tight labour market, making it harder to land the "perfect job," says Lauren Friese, 26, founder of talentegg.com, a Canadian career website for fellow recent grads.
And Gen Y job seekers – less willing than prior generations to stay in a career they are not happy with – "shouldn't expect to intern on Monday and have the job on Friday," she says.
During economic downturns, competition for jobs increases, says Terry Power, 44, managing director of the Randstad Canada employment agency. Existing employees are less inclined to change jobs, while companies use more temporary employees and many will wait for a recovery to recruit permanent employees.
But Generation Y shouldn't get their iPod headphones in a twist over the current career climate, employment experts say, because the health of the job market depends more on demographic trends than economic fundamentals.
Despite some short term "hiccups" in the economy, says Power, Gen Yers have "every reason to be optimistic" about finding a meaningful career.
This is partly owing to a wave of boomer retirements, which will accelerate over the next 20 years.
"There will be a prolonged period of baby boomers leaving the workforce and not as many people coming in behind them," Power says. "With previous downturns, you tended to see a lot of job cuts."
This time around, Power says, "we're continuing to see a significant demand from businesses, despite the economy. In a variety of fields, there are certainly not enough people to fill the jobs. (For instance), they don't have enough people in some IT positions and skilled trades."
Young grads also bring fresh ideas and new perspectives, and companies want that.
Employers are fighting a "war for talent" as fiercely as ever because, as boomer executives retire, Gen Yers with leadership potential can help companies weather the economic maelstrom.
Plus, their starting wages are significantly lower than the salary of a boomer with decades of experience, Power says.
Economic crisis aside, Gen Yers "hold the cards now," says Razor Suleman, 34, founder and CEO of I Love Rewards Inc., a Toronto corporate rewards and recognition firm with a mainly under-30 staff.
That's good news for Gen Y folks.
Not only do they expect the world from their employer, they believe that their work can change the world. Gen Yers have grown up during a technological revolution that has created a paradoxical generation, Power says.
They are simultaneously more worldly and more self-centred than prior generations.
"They've grown up in a world where they get what they want and quickly....They expect instant gratification because of their technology and, at the same time, this technology connects them like never before."
For MBA student Schwartz, there is a potentially positive picture despite his job worries.
He says, based on what they've learned at the Schulich School of Business, he and his fellow students believe there are opportunities now for meaningful change.
"It's an exciting time to be an upcoming graduate," Schwartz says. And he remains hopeful that he will eventually get the job of his dreams.
"With the baby boomer generation being set to retire in the coming years, we are the next leaders."
Affichage des articles dont le libellé est enfants du millénaire. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est enfants du millénaire. Afficher tous les articles
mercredi 3 décembre 2008
KM vs Social Media : la guerre qui s'annonce (sera douce) | Cluster21 : la communauté du digital, des médias à la e-démocratie...
Un article consacré aux rapports entre le KM et les technologies issues du web 2.0 pour l'entreprise déclenche actuellement de nombreuses réactions Outre-Manche. Je dis actuellement mais cela dure depuis presque un mois et demi maintenant. J'ai d'ailleurs un peu de mal à comprendre que la blogosphère KM francophone (ou la sphère tout court) ne l'ait pas déjà relayé. Aucun linkback sur Google ou Technorati! Bizarre, à moins que ce ne soit une simple confirmation de la thèse avancée par Venkatesh Rao.
De quoi s'agit-il?
Le 28 septembre ce chroniqueur du blog Enterprise 2.0 , publie un billet au titre accrocheur : Social Media VS Knowledge Management, a generational war.
Son propos est le suivant : le KM et les social medias, c'est à dire les applications d'entreprise issues du web 2.0, sont actuellement en guerre. Ils semblent tellement similaires que même les protagonistes des deux camps pensent qu'ils poursuivent les mêmes objectifs, et pourtant ce n'est selon lui pas le cas.
Cette guerre viendrait tout simplement du fait que le KM a été conçu par la génération des baby-boomers comme quelquechose de top-down au moment ou elle se rapprochait des postes de direction. De l'autre côté les médias sociaux sont une création de la génération millenium/Y, et cela entraîne d'iportantes différences dans la manière dont ils répondent au problème de la gestion des connaissances. Venkatesh Rao s'appuie pour cette démonstration sur l'ouvrage de Rob Salkowitz, Generation Blend, managing across the technology age, dont il détaille (de manière légèrement provocatrice) les points-clés (ici résumés) :
1. La génération X, qui se situe entre les deux, est pour l'instant assez neutre. Elle constitue l'avant-garde du KM classique mais nombre de ses membres sont aussi des porteurs du mouvement bottom-up (notamment les dirigeants des startups 2.0, cf. le billet "Les digital natives inventent le web qui leur ressemble"). Aux Etats-Unis, cette génération de 51 millions de personnes est coincée entre 78 millions de boomers et 80 millions de milleniums et saura, d'après l'auteur de l'article, faire le bon choix en temps voulu (pas difficile).
2. Le KM est en rapport avec l'idéologie, les médias sociaux avec le plaisir de bâtir.
3. Les boomers ne sont pas vraiment interessés par l'ingénierie et la complexité organisationnelle alors que les milleniums sont nés dedans.
4. Les milleniums n'essaient pas vraiment de comprendre le monde, "They seem happy understanding and working with their piece of the puzzle, trusting that the larger body politic will be manifesting and working according to a reasonable understanding of the world".
5. Les boomers s'expriment par des mots, les X et les milleniums par des actions.
Ventakesh Rao détaille ensuite les 5 dimensions technologiques de la guerre qu'il perçoit.
1. la recherche d'expertise n'est pas ce qui fait la valeur des médias sociaux. D'après lui c'est une fixation des boomers qui aiment l'autorité et traînent la nostalgie du leader d'opinion. Les milleniums voient plutôt l'expertise comme quelquechose de lié à un contexte, ils sont assez égalitaristes, chacun peut à un moment donné être expert.
2. les communautés en ligne actuelles ne sont pas du Usenet 3.0. Les modes communautaires ont évolué avec les 3 générations. Facebook correspond au modèle des milleniums, peu structuré et ouvert, en opposition avec le modèle du Usenet au contenu hyperstructuré à l'accès relativement contrôlé.
3. le RSS et les mashups sont plutôt génération X, motivés par la besoin de réutiliser le code (argument que je trouve assez peu clair d'ailleurs).
4. le web sémantique, né dans la même mouvance que le KM, n'est pas le prochain web mais plutôt le signe de la fin d'une époque. C'est la "revanche" des boomers pour imposer leur vision du monde et la refléter dans la structuration du contenu (ontologies et vocabulaire contrôlé).
5. SOA et SaaS reflètent la vision du monde d'une génération X qui tente de s'approprier la complexité de manière pragmatique. La notion assez métaphorique de "cloud" est au contraire très millenium.
Comment se finira cette guerre? Pas difficile à prévoir selon lui : le KM mourra de sa belle mort lorsque le dernier boomer Chief Knowledge Officer prendra sa retraite, il n'est d'ailleurs pas le seul à penser cela puisque Dave Snowden et Larry Prusak disaient à peu près la même chose en août dernier (Le KM est-il mort?). Selon lui il ne s'agira toutefois pas d'une victoire par défaut, mais plutôt de la meilleure idée, celle d'un "Social Media, force organique, protéiforme et créative" contre un "KM, structure fragile, mécanique, anxieuse, en proie à la peur".
Bien sûr l'auteur en fait un peu trop et reconnaît d'ailleurs aimer la provocation, bien sûr la vision générationnelle sur laquelle il s'appuie est un peu schématique, évidemment on peut être un X, voir un boomer et comprendre les enjeux des technologies 2.0 (en tout cas en avoir l'impression :-), il n'en reste pas moins que le discours de Rao interpelle et devrait faire réfléchir tous ceux qui actuellement "font du KM" dans les organisations ou de la recherche dans cette discipline, car leurs champs d'action respectifs pourraient bien se transformer radicalement dans les 10 ans à venir.
N'oublions pas qu'en France les derniers baby-boomers seront à la retraite vers 2020... Pas si loin.
De quoi s'agit-il?
Le 28 septembre ce chroniqueur du blog Enterprise 2.0 , publie un billet au titre accrocheur : Social Media VS Knowledge Management, a generational war.
Son propos est le suivant : le KM et les social medias, c'est à dire les applications d'entreprise issues du web 2.0, sont actuellement en guerre. Ils semblent tellement similaires que même les protagonistes des deux camps pensent qu'ils poursuivent les mêmes objectifs, et pourtant ce n'est selon lui pas le cas.
Cette guerre viendrait tout simplement du fait que le KM a été conçu par la génération des baby-boomers comme quelquechose de top-down au moment ou elle se rapprochait des postes de direction. De l'autre côté les médias sociaux sont une création de la génération millenium/Y, et cela entraîne d'iportantes différences dans la manière dont ils répondent au problème de la gestion des connaissances. Venkatesh Rao s'appuie pour cette démonstration sur l'ouvrage de Rob Salkowitz, Generation Blend, managing across the technology age, dont il détaille (de manière légèrement provocatrice) les points-clés (ici résumés) :
1. La génération X, qui se situe entre les deux, est pour l'instant assez neutre. Elle constitue l'avant-garde du KM classique mais nombre de ses membres sont aussi des porteurs du mouvement bottom-up (notamment les dirigeants des startups 2.0, cf. le billet "Les digital natives inventent le web qui leur ressemble"). Aux Etats-Unis, cette génération de 51 millions de personnes est coincée entre 78 millions de boomers et 80 millions de milleniums et saura, d'après l'auteur de l'article, faire le bon choix en temps voulu (pas difficile).
2. Le KM est en rapport avec l'idéologie, les médias sociaux avec le plaisir de bâtir.
3. Les boomers ne sont pas vraiment interessés par l'ingénierie et la complexité organisationnelle alors que les milleniums sont nés dedans.
4. Les milleniums n'essaient pas vraiment de comprendre le monde, "They seem happy understanding and working with their piece of the puzzle, trusting that the larger body politic will be manifesting and working according to a reasonable understanding of the world".
5. Les boomers s'expriment par des mots, les X et les milleniums par des actions.
Ventakesh Rao détaille ensuite les 5 dimensions technologiques de la guerre qu'il perçoit.
1. la recherche d'expertise n'est pas ce qui fait la valeur des médias sociaux. D'après lui c'est une fixation des boomers qui aiment l'autorité et traînent la nostalgie du leader d'opinion. Les milleniums voient plutôt l'expertise comme quelquechose de lié à un contexte, ils sont assez égalitaristes, chacun peut à un moment donné être expert.
2. les communautés en ligne actuelles ne sont pas du Usenet 3.0. Les modes communautaires ont évolué avec les 3 générations. Facebook correspond au modèle des milleniums, peu structuré et ouvert, en opposition avec le modèle du Usenet au contenu hyperstructuré à l'accès relativement contrôlé.
3. le RSS et les mashups sont plutôt génération X, motivés par la besoin de réutiliser le code (argument que je trouve assez peu clair d'ailleurs).
4. le web sémantique, né dans la même mouvance que le KM, n'est pas le prochain web mais plutôt le signe de la fin d'une époque. C'est la "revanche" des boomers pour imposer leur vision du monde et la refléter dans la structuration du contenu (ontologies et vocabulaire contrôlé).
5. SOA et SaaS reflètent la vision du monde d'une génération X qui tente de s'approprier la complexité de manière pragmatique. La notion assez métaphorique de "cloud" est au contraire très millenium.
Comment se finira cette guerre? Pas difficile à prévoir selon lui : le KM mourra de sa belle mort lorsque le dernier boomer Chief Knowledge Officer prendra sa retraite, il n'est d'ailleurs pas le seul à penser cela puisque Dave Snowden et Larry Prusak disaient à peu près la même chose en août dernier (Le KM est-il mort?). Selon lui il ne s'agira toutefois pas d'une victoire par défaut, mais plutôt de la meilleure idée, celle d'un "Social Media, force organique, protéiforme et créative" contre un "KM, structure fragile, mécanique, anxieuse, en proie à la peur".
Bien sûr l'auteur en fait un peu trop et reconnaît d'ailleurs aimer la provocation, bien sûr la vision générationnelle sur laquelle il s'appuie est un peu schématique, évidemment on peut être un X, voir un boomer et comprendre les enjeux des technologies 2.0 (en tout cas en avoir l'impression :-), il n'en reste pas moins que le discours de Rao interpelle et devrait faire réfléchir tous ceux qui actuellement "font du KM" dans les organisations ou de la recherche dans cette discipline, car leurs champs d'action respectifs pourraient bien se transformer radicalement dans les 10 ans à venir.
N'oublions pas qu'en France les derniers baby-boomers seront à la retraite vers 2020... Pas si loin.
mardi 30 septembre 2008
La vie, selon les Y | Éditoriaux
Catherine Delisle
Le Quotidien
Étonnante, la génération Y? Ce qui est certain, c'est que les échos-boomers ne veulent pas devenir les clones de leurs parents.
Dès la petite enfance, les échos-boomers ont hérité d'un agenda aussi chargé que celui d'un Premier ministre: cours de violon, de piano ou de ballet. Parfois, les trois étaient au programme. Leur éducation n'aurait pas été complète sans quelques stimulantes activités sportives et de loisirs: ski, patin, hockey, judo.
À quatre ans, le petit connaissait son alphabet, les couleurs, les comptines à la mode, le nom des animaux et des fleurs et il comptait au moins jusqu'à 100. Ses principales émissions télévisées devaient être stimulantes, intéressantes et enrichissantes.
À la maison, les Y dialoguaient. Ils ont appris rapidement à s'exprimer et à négocier. À l'école, la communication orale a supplanté la communication écrite. C'était l'époque du savoir-dire, du savoir-faire et du savoir-écrire. Ils tutoyaient leurs professeurs comme s'ils étaient leurs amis intimes et ils s'adressaient aux parents de leurs amis par leur prénom.
Voici la génération Y, les enfants du divorce, trimbalés d'une maison à l'autre avec, en prime, une famille élargie qu'ils n'ont pas souhaitée, mais qu'ils subissent, et des parents qui entreprennent une nouvelle idylle tout en menant une carrière de front. Une vie archi compliquée, mais avec des tonnes de cadeaux.
Est-ce surprenant que les Y souhaitent se distinguer de leurs baby-boomers de parents?
Bienvenue à l'enfant-roi
Avec les 30 ans et moins aux commandes du Québec, quelle sorte de société aurions-nous? C'est la grande question qui a été posée aux jeunes dans le cadre d'un vaste reportage réalisé, en fin de semaine dernière, par le groupe Gesca, dont le Quotidien fait partie. Les réponses nous ont confondus.
Les échos-boomers sont écolos et ouverts sur le monde. Cela, nous le savions. Ce que nous ignorions, c'est que leurs valeurs penchent davantage vers la droite. Le syndicalisme et la souveraineté du Québec sont considérés comme de vieux concepts. Pour désengorger le service de santé public, ils favorisent une plus grande ouverture vers le privé. Parler anglais est une nécessité, pour eux, d'où l'importance de rendre cette langue obligatoire à l'école. Il n'empêche qu'ils s'inquiètent de l'avenir de la langue française. Ouf! Ils privilégient l'immigration. La sexualité et l'argent ne sont pas tabous.
Les enfants des baby-boomers recherchent l'âme soeur, l'amour avec un grand «A», les papillons dans le vendre, quoi! Mais, attention! Ils misent sur la fidélité. Ils refusent le concept du «prêt-à-jeter» dans le couple. Cette génération d'enfants uniques n'attendra pas d'avoir un bungalow, un gros revenu et un bon compte en banque pour avoir des enfants. Ils les veulent tôt dans leur vie. Avant 30 ans, de préférence. La famille supplante la carrière. C'est le retour du balancier!
Pas une copie conforme
Dans le fond, les Y ne sont pas si différents de leurs parents. Les enfants ont toujours refusé d'être un calque de la génération précédente. C'est connu!
Les baby-boomers, issus d'une grosse famille, habitués aux privations, ont refusé de reproduire ce modèle. Les jeunes filles ont étudié et acquis une indépendance financière. Elles sont devenues autonomes.
Les baby-boomers ont défendu des valeurs: la gratuité des soins de santé et de l'éducation. Ils ont travaillé à améliorer les conditions de travail, ils ont milité activement dans les syndicats. Ils ont voulu se donner un pays. Ces projets étaient les leurs.
Les enfants du millénaire, comme les nomment les sociologues, sont technos, bios, verts et instruits. Ils ne passent pas inaperçus. Ils ont une opinion sur tout. Ils ne craignent pas l'autorité. Attendons-nous à ce qu'ils révolutionnent le marché du travail et ce ne sera pas pour bosser 50 heures par semaine. Bienvenue les congés parentaux et la conciliation travail-famille! À leurs baby-boomers de patrons de s'adapter!
Le Quotidien
Étonnante, la génération Y? Ce qui est certain, c'est que les échos-boomers ne veulent pas devenir les clones de leurs parents.
Dès la petite enfance, les échos-boomers ont hérité d'un agenda aussi chargé que celui d'un Premier ministre: cours de violon, de piano ou de ballet. Parfois, les trois étaient au programme. Leur éducation n'aurait pas été complète sans quelques stimulantes activités sportives et de loisirs: ski, patin, hockey, judo.
À quatre ans, le petit connaissait son alphabet, les couleurs, les comptines à la mode, le nom des animaux et des fleurs et il comptait au moins jusqu'à 100. Ses principales émissions télévisées devaient être stimulantes, intéressantes et enrichissantes.
À la maison, les Y dialoguaient. Ils ont appris rapidement à s'exprimer et à négocier. À l'école, la communication orale a supplanté la communication écrite. C'était l'époque du savoir-dire, du savoir-faire et du savoir-écrire. Ils tutoyaient leurs professeurs comme s'ils étaient leurs amis intimes et ils s'adressaient aux parents de leurs amis par leur prénom.
Voici la génération Y, les enfants du divorce, trimbalés d'une maison à l'autre avec, en prime, une famille élargie qu'ils n'ont pas souhaitée, mais qu'ils subissent, et des parents qui entreprennent une nouvelle idylle tout en menant une carrière de front. Une vie archi compliquée, mais avec des tonnes de cadeaux.
Est-ce surprenant que les Y souhaitent se distinguer de leurs baby-boomers de parents?
Bienvenue à l'enfant-roi
Avec les 30 ans et moins aux commandes du Québec, quelle sorte de société aurions-nous? C'est la grande question qui a été posée aux jeunes dans le cadre d'un vaste reportage réalisé, en fin de semaine dernière, par le groupe Gesca, dont le Quotidien fait partie. Les réponses nous ont confondus.
Les échos-boomers sont écolos et ouverts sur le monde. Cela, nous le savions. Ce que nous ignorions, c'est que leurs valeurs penchent davantage vers la droite. Le syndicalisme et la souveraineté du Québec sont considérés comme de vieux concepts. Pour désengorger le service de santé public, ils favorisent une plus grande ouverture vers le privé. Parler anglais est une nécessité, pour eux, d'où l'importance de rendre cette langue obligatoire à l'école. Il n'empêche qu'ils s'inquiètent de l'avenir de la langue française. Ouf! Ils privilégient l'immigration. La sexualité et l'argent ne sont pas tabous.
Les enfants des baby-boomers recherchent l'âme soeur, l'amour avec un grand «A», les papillons dans le vendre, quoi! Mais, attention! Ils misent sur la fidélité. Ils refusent le concept du «prêt-à-jeter» dans le couple. Cette génération d'enfants uniques n'attendra pas d'avoir un bungalow, un gros revenu et un bon compte en banque pour avoir des enfants. Ils les veulent tôt dans leur vie. Avant 30 ans, de préférence. La famille supplante la carrière. C'est le retour du balancier!
Pas une copie conforme
Dans le fond, les Y ne sont pas si différents de leurs parents. Les enfants ont toujours refusé d'être un calque de la génération précédente. C'est connu!
Les baby-boomers, issus d'une grosse famille, habitués aux privations, ont refusé de reproduire ce modèle. Les jeunes filles ont étudié et acquis une indépendance financière. Elles sont devenues autonomes.
Les baby-boomers ont défendu des valeurs: la gratuité des soins de santé et de l'éducation. Ils ont travaillé à améliorer les conditions de travail, ils ont milité activement dans les syndicats. Ils ont voulu se donner un pays. Ces projets étaient les leurs.
Les enfants du millénaire, comme les nomment les sociologues, sont technos, bios, verts et instruits. Ils ne passent pas inaperçus. Ils ont une opinion sur tout. Ils ne craignent pas l'autorité. Attendons-nous à ce qu'ils révolutionnent le marché du travail et ce ne sera pas pour bosser 50 heures par semaine. Bienvenue les congés parentaux et la conciliation travail-famille! À leurs baby-boomers de patrons de s'adapter!
Libellés :
échos-boomers,
enfants du millénaire,
génération Y,
travail
Inscription à :
Articles (Atom)